Logo PV-1La Porte Verte est une association molenbeekoise qui lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Parmi ses activités, elle organise deux services d’aide alimentaire : la distribution de colis et un restaurant social.
Dans le cadre de Solenprim, elle souhaite renforcer le développement de projets destinés aux publics fréquentant la distribution de colis, publics plus fragilisés que ceux du restaurant social et pour lesquels moins d’activités sont à ce jour proposées.

Jean-Benoît Hoet est coordinateur de l’aide alimentaire à la Porte Verte.

1. Le choix des publics des colis alimentaires

Propos développés : Après avoir rappelé les services d’aide alimentaire proposés à la Porte Verte, Jean-Benoît souligne la dimension « éthique » que revêt le choix de travailler prioritairement avec les personnes bénéficiaires de colis. Privilégier ces publics, c’est reconnaître leur droit à avoir, eux aussi, « accès à une alimentation durable et de qualité ».

2. La difficile implication des publics bénéficiaires de colis alimentaires

Propos développés: Jean-Benoît développe les éléments très concrets qui complexifient la communication entre les intervenants de la Porte Verte et les personnes bénéficiaires de colis : « c’est un public sur lequel nous n’avons pas de prise ». Pour pallier ces difficultés, un dispositif « accueil thé ou café » a été mis en place et un agent d’accueil multilingue a été sollicité. A la suite de cela, une première session d’échanges a rassemblé plusieurs bénéficiaires qui se sont exprimés sur la question de l’accès à l’alimentation (durable, saine, de qualité…), et sur leurs besoins et leurs attentes. Des ateliers cuisines ont dans un second temps été mis sur pied, mais la participation n’y est pas constante. L’idée reste de « constituer un noyau de personnes » et de « cheminer » avec elles, même si la démarche nécessitera du temps.

3. Description du dispositif d’intéressement

Concrètement, lorsqu’une personne vient chercher un colis alimentaire, comment procède-t-on pour l’inviter à s’impliquer dans Solenprim ?

Propos développés : Jean-Benoît décrit la scène. Lorsqu’une personne arrive dans la salle d’attente, l’agent d’accueil va à sa rencontre et l’invite à rejoindre l’espace « accueil thé ou café ». Dans le but d’éviter toute confusion, une « séparation stricte » est maintenue entre les assistants sociaux – chargés d’évaluer la demande d’aide alimentaire des personnes –, et les intervenants investis dans Solenprim – qui informent sur le projet et sur les ateliers programmés. D’un atelier cuisine à l’autre, profils et nombre de personnes varient fortement. Des enfants étaient par exemple présents à deux reprises, ce qui interroge Jean-Benoît : « Comment peut-on faire évoluer notre proposition en tenant compte de cela ? ». L’enjeu pédagogique de la démarche questionne également le professionnel : en matière d’alimentation durable, de bio, de manger sain, … le public ciblé se révèle souvent déjà très informé.

4. La dimension « recherche » du projet

Propos développés : Jean-Benoît distingue tout d’abord les deux options qu’il entrevoit pour opérationnaliser localement la dimension « recherche » du projet : 1/ les chercheurs viennent sur le terrain faire un travail d’observation ; 2/ l’intervenant adopte lui-même une posture de chercheur et d’observateur pendant les moments d’animation qu’il organise. Aucune de ces options n’est selon lui idéale. Il explique ensuite qu’à côté de cette dimension « recherche », le projet comporte d’après lui une dimension « d’apprentissage » toute aussi importante à développer, parce qu’elle permet de dépasser l’objectif de créer du lien au sein d’un groupe (un objectif qui reste essentiel par ailleurs). Pour finir, Jean-Benoît est invité à revenir sur le rôle d’analyste dans lequel le place, par exemple, sa contribution au rapport de recherche filmé.

Les contributions des autres partenaires :

Concertation Aide Alimentaire (FdSS)

CPAS d’Ixelles

GAC1050

CPAS de Berchem-Sainte-Agathe

La Porte Verte

Cellule Recherch’Action (FdSS)