cpasberchemLe CPAS de Berchem-Sainte-Agathe héberge une épicerie sociale et coordonne un potager collectif. Autour de ces ancrages s’organisent des ateliers de cuisine, co-animés par les participants, et des ateliers de jardinage. Le souhait du CPAS de Berchem est de fédérer un groupe d’usagers (ra)porteur de projets en vue d’une amélioration constante des services qui leurs sont proposés. Ce souhait est mis en œuvre et concrétisé dans le cadre du projet Solenprim.

Catherine Groslambert, la référente culturelle du groupe, et Sébastien Van Daele, responsable de l’épicerie sociale, accompagnent le groupe engagé dans le projet.

1. Le comité citoyen du CPAS de Berchem

Propos développés : Catherine et Sébastien racontent comment le groupe s’est constitué lors et à la suite d’une séance « émergence » organisée dans le cadre du projet Solenprim. Ils développent ce qui caractérise les personnes et le fonctionnement du groupe. Ils exposent enfin les demandes qui émergent de celui-ci (notamment l’envie d’être ensemble) et le projet concret qu’il est en train de co-construire avec ses accompagnateurs : un système d’échange local (SEL).

2. Un projet qui s’écarte de la thématique de l’alimentation ?

Propos développés : Catherine et Sébastien reviennent d’abord sur les différentes possibilités d’orientation du projet discutées lors de la séance « émergence », dont certaines étaient axées de façon centrale sur la problématique de l’accès à l’alimentation de qualité. Ils parlent ensuite de leur étonnement de voir le choix du groupe se diriger plutôt vers un SEL. Cela questionne le maintien du lien avec les objectifs initiaux de Solenprim et l’implication de Sébastien en tant que responsable du volet « alimentation » du CPAS.
Ils terminent en réaffirmant toutefois la cohérence de ces orientations dans le cadre de Solenprim : ce glissement permet, d’une part, de partir « de ce qui importe » au groupe et de tendre vers la co-création ; d’autre part, il met au travail une dimension constitutive du « bien se nourrir » : le partage, la relation et l’échange.

3. Pourquoi un SEL ?

Propos développés : Sébastien et Catherine constatent tout d’abord que les SEL « classiques » regroupent généralement des personnes qui ne sont pas en situation de précarité. Ils exposent alors les « bonnes » raisons de mettre sur pied un SEL « qui ressemble » au comité citoyen du CPAS. Ils évoquent ensuite les séances « inspiration » et la cohésion de groupe que ces sorties permettent de construire. Enfin, ils développent les rôles que les membres du groupe ont choisi de leur attribuer en tant qu’accompagnateurs.

4. Pourquoi (ne pas) participer aux activités dites « alternatives » ?

Propos développés : Après avoir précisé qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, Catherine et Sébastien développent et illustrent les différentes échelles d’explication de la non-participation des personnes du comité citoyen à des initiatives existantes sur le territoire berchemois. Ils évoquent des raisons liées à la communication et l’accès à l’information (notamment le langage utilisé) ; d’autres liées à l’intérêt pour l’activité ; d’autres encore liées au stigmate d’émergeant au CPAS ; des raisons, enfin, liées aux coûts de la participation. Ils soulignent par ailleurs que le comité n’est composé que de femmes, ce qui illustre, d’après eux, un besoin de disposer de ce type d’espaces dans le quartier. En filigrane, la question de la mixité sociale est discutée.

Les contributions des autres partenaires :

Concertation Aide Alimentaire (FdSS)

CPAS d’Ixelles

GAC1050

CPAS de Berchem-Sainte-Agathe

La Porte Verte

Cellule Recherch’Action (FdSS)