Concertation Aide Alimentaire (FdSS)

ImprimerCréée en 2006, la Concertation Aide Alimentaire (CAA) regroupe plusieurs dizaines d’organisations bruxelloises qui distribuent des colis alimentaires, tiennent un restaurant social ou une épicerie sociale. Ses objectifs sont entre autres d’améliorer l’accueil et l’accompagnement social des bénéficiaires, d’améliorer la qualité des produits distribués, de rechercher des solutions pour augmenter les moyens à disposition des associations et de relayer vers les pouvoirs publics les constats qui émanent des associations de terrain.

 Catherine Rousseau est chargée de projets au sein de la Concertation. Elle assure la coordination du projet Solenprim.

1. Les apports de Solenprim pour la CAA

Propos développés : Catherine revient rapidement sur les acteurs qui composent la Concertation Aide alimentaire (CAA) et sur les rôles qu’elle se fixe. Elle raconte ensuite comment le projet Solenprim est né des préoccupations concrètes exprimées dans les réunions de cette Concertation. Le terrain expérimental et l’espace de dialogue et de co-construction ouverts par Solenprim sont donc directement connectés aux acteurs de 1ère ligne du secteur, et les résultats obtenus sont régulièrement partagés avec eux. Pour l’équipe de la FdSS qui assure l’animation de la Concertation, Solenprim fournit un cadre pour prolonger la réflexion sur le sens du travail que le secteur mène en matière d’aide alimentaire. Le projet contribue à la redéfinition de sa vision stratégique, en y incluant une perspective de transition vers un système alimentaire plus juste et durable.

2. « Accès à l’alimentation » et « alimentation durable »

Propos développés: Catherine part du postulat que le système alimentaire actuellement dominant est incapable de résoudre le problème de la faim. Un autre système permettrait de proposer une réponse plus juste et durable aux besoins alimentaires des personnes précarisées. C’est là, dit-elle, que réside l’intérêt de connecter le monde de l’aide alimentaire au monde de l’alimentation durable. Certains acteurs travaillent en effet la question de l’alimentation durable avec des publics précarisés depuis de nombreuses années : leur expérience et leurs méthodes de travail pourraient être inspirantes pour des organisations d’aide alimentaire habituées à fonctionner dans des systèmes d’aide souvent peu propices au développement de projets collectifs, et à leur autonomisation. Pour conclure, Catherine rappelle qu’il existe différentes visions des enjeux de l’alimentation durable, et invite à privilégier des rapprochements avec celles et ceux qui la considèrent comme un champ de lutte, et visent des rapports plus solidaires et coopératifs entre les acteurs du système.

 3. Coordonner un projet co-create

Propos développés : Catherine explique que la coordination n’a pas échappé au questionnement sur la co-création : ce rôle doit-il, lui aussi, être co-créé ? Co-géré ? La coordination doit-elle être partagée ? Tournante ? … Après deux ans d’échanges et de travail pratique, Catherine considère la coordination comme essentielle. Elle permet de trouver des temps et des lieux pour mettre en œuvre la co-création, d’assurer une bonne circulation de l’information, et contribue à garantir le cadre qui permet au partenariat d’avancer. Selon la chargée de projet, les difficultés particulières auxquelles confronte cette mission tiennent, entre autres, aux relations interpersonnelles, aux enjeux de gestion du temps, et aux relations avec les institutions. Pour finir, Catherine explique et illustre comment la survenue de difficultés institutionnelles internes chez l’un ou l’autre partenaire est susceptible de venir impacter l’ensemble du projet.

Les contributions des autres partenaires :

Concertation Aide Alimentaire (FdSS)

CPAS d’Ixelles

GAC1050

CPAS de Berchem-Sainte-Agathe

La Porte Verte

Cellule Recherch’Action (FdSS)

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