• Damhuis L., Rosenzweig M. et Serré A. (2020, à paraitre), « Accès durable à l’alimentation et idéal d’autonomie – le processus d’une recherche-action participative dans l’aide alimentaire », Anthropology of food.

Résumé de l’article : Cet article examine comment l’enjeu d’un accès plus durable à une alimentation de qualité pour des personnes en situation de précarité est travaillé concrètement au sein d’un dispositif qui se dit « participatif » ou « en co-création ». À rebours des considérations cyniques ou idéalistes de la participation, il privilégie une lecture pragmatique (Carrel, 2013 ; Charles, 2016) en rendant compte de ce que la participation au montage et à la réalisation des alternatives fait faire aux participants et aux institutions qui les hébergent. Plus spécifiquement, l’article développe, d’une part, comment se déplace le « cadrage » (Goffman, 1974/1991) de l’enjeu d’un accès plus durable à l’alimentation, lorsque des professionnels du secteur de l’aide alimentaire s’essayent au jeu de la participation de leurs publics, en partant de ce qui leur importe. D’autre part, il montre les ajustements concrets qui s’opèrent entre les participants concernés, les professionnels et les acteurs institutionnels quand l’idée d’un accès durable à l’alimentation est adossée à un objectif d’« autonomie » et d’augmentation du pouvoir d’agir des participants.

  • Damhuis L. (2019, à paraitre), « Alimentation durable et mixité sociale : soucis démocratiques ou idéaux élitistes ? », Revue Démocratie.

  • Damhuis L. & Rousseau C. (2019, à paraitre), « Accès durable à une alimentation de qualité pour tous : promesses et limites de l’alimentation durable », in Myaux D. (dir), L’aide alimentaire : lignes de fuite d’un phénomène socio-politique (titre provisoire), Editions L’Harmattan.

    Résumé de l’article
     : Ce chapitre d’un ouvrage collectif portant sur la mise en débat de l’aide alimentaire pose la question de l’opportunité que constitue, pour ce secteur, l’actuel mouvement prônant un autre système alimentaire – plus juste et plus durable. Ce nouveau système prône en effet, parmi ses valeurs, la possibilité, pour toutes et tous, de pouvoir accéder à une alimentation de qualité. Le chapitre raconte les actions qui ont été mises en œuvre dans l’aide alimentaire sous l’impulsion de nouveaux programmes politiques favorisant la transition vers un système alimentaire durable. Il examine en quoi ce mouvement offre, ou non, des voies de réponses possibles à la problématique de l’insécurité alimentaire.

  • Damhuis L, (2019, à paraitre) « L’aide alimentaire dans le paysage de l’action sociale : le regard des travailleurs de terrain », in Myaux D. (dir), L’aide alimentaire : lignes de fuite d’un phénomène socio-politique (titre provisoire), Editions L’Harmattan.

    Résumé de l’article : Les organismes d’aide alimentaire ont subi en 2014 un changement de cadre d’action, avec le transfert du Programme européen d’aide aux plus démunis de la politique agricole vers l’emploi, les affaires sociales et l’inclusion. Par ce transfert, les pratiques d’aide alimentaire se sont vues plus formellement liées à des missions d’accompagnement et d’activation sociale. Au-delà d’une offre de nourriture, l’aide alimentaire doit être un moyen pour initier un travail d’accompagnement social. Comment les pratiques d’aide alimentaire se positionnent-elles dans le champ du travail social ? C’est la question qui a été traitée par des travailleurs sociaux lors d’une analyse en groupe et dont ce chapitre d’ouvrage fait état.

  • Serré A, Myaux D (2018), « Les pauvres ne prêtent aucune attention à leur alimentation », in : Collectif, Petite encyclopédie des idées reçues sur la pauvreté, Waterloo, Editions Luc Pire, p.153-155.


    Contexte de la publication
    : L’ouvrage est coordonné par Le Forum – Bruxelles contre les inégalités, qui réunit une cinquantaine d’organisations actives dans le domaine de la lutte contre l’exclusion sociale en Région bruxelloise. L’objectif de demander à une centaine d’experts (chercheurs, représentants d’associations ou d’institutions publiques), de déconstruire des idées reçues ayant trait à la pauvreté et de réunir cette matière au sein d’un ouvrage à paraître fin 2018.

    Contribution du projet Solenprim : Déconstruire l’idée reçue « Pauvreté et malbouffe. Les pauvres ne prêtent aucune attention à leur alimentation ».

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Résumé de l’article : « Lorsque des personnes vivant en situation de précarité sont sollicitées pour partager leurs analyses sur l’alimentation, elles témoignent d’un intérêt non exclusif mais évident pour cette problématique, jugeant complexe et préoccupant le système alimentaire dont elles dépendent. Loin des clichés habituels, les personnes qui fréquentent des services d’aide sociale ou d’aide alimentaire ont une vision riche de la notion de « bien se nourrir » qui ne se résume pas au contenu gustatif de leur assiette. Leurs analyses (cf. recherche Solenprim) reflètent le caractère pluridimensionnel de l’alimentation »

  • Mcall C (dir.) & al. – Collectif en sécurité alimentaire du Réseau des villes et régions laboratoires du CREMIS, « Pour une approche globale et solidaire en sécurité alimentaire », La revue du CREMIS, à paraître, 2018.
    Lien vers la revue

     

    Contexte de la publication : Synthèse des enseignements du 18eme atelier international sur les inégalités sociales et les discriminations du CREMIS (Molenbeek, Bruxelles, 26 avril 2017)

» Cliquez ici pour découvrir les autres publications de la FdSS en lien avec l’aide alimentaire

 

  • Myaux D, Serré A, & al.,  « Recherche-action participative et accès à l’alimentation durable : Des terrains bruxellois au sol fécond », In La revue du CREMIS, Vol. 9 No. 1, Printemps 2016, pp.11-18

     

    L’article présente les premiers enjeux soulevés par la recherche-action participative « Solidarité en primeur(s) », dite « Solenprim », parmi lesquels : parvenir à tisser des liens pertinents entre les préoccupations du secteur de l’aide alimentaire et un objectif sociétal plus général de transition vers des systèmes d’alimentation durable ; ou encore, rassembler des acteurs très différents autour d’une démarche participative et collaborative.
    » Lire l’article ici (p. 11)